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Développement durable : le sens du progrès

AED - 04
Enseignant : Michel RENARD
Nombre de crédits : 3 ECTS

Syllabus
Villes et développement durables (notes)

Critères d’évaluation
Présence et participation active aux exposés

Modalités de contrôle
Présence indispensable aux exposés, participation des étudiants exigée
Remise d’un travail personnel et participation à la réflexion collective

Objectifs et contenu
Le séminaire concerne le logement durable et la participation dans le cadre d’une réflexion sur le progrès. Le séminaire est construit selon trois journées complètes. Celles-ci comprendront exposés théoriques introductifs, discussions, visites d’expériences et de réalisations exemplaires, etc. articulés autour des problématiques du développement durable et du logement.

Pré requis
La participation à ce séminaire rend obligatoire la lecture des trois ouvrages signalés ci-dessous de Jean Fourastié, Ivan Illich et Ronald Wright.

LE SENS DU PROGRES

L’idée de progrès fait aujourd’hui problème. Dans la société au sens large, dans la pratique de l’architecture en particulier. Cette problématique chapeaute les intitulés de ce cours donné sous forme de trois séminaires d’une journée : progrès, développement durable, participation, en rapport avec le logement.

Des pré requis de lecture sont exigés. Il s’agit de deux auteurs des années soixante : Yvan Illich (1926-2002), dont Fayard publie aujourd’hui les œuvres complètes, et Jean Fourastié, économiste (1902-1990), avec son ouvrage dont le titre est devenu une expression usitée et passe-partout ‘’Les trente glorieuses’’. Romancier, historien, essayiste, Ronald Wright parcourt les civilisations sumérienne, romaine, maya et de l’île de Pâques pour nous montrer les failles qui ont conduit à leur disparition

Il est probable que la notion de sustainable development, créée dans la foulée de la ‘’Conférence internationale sur le développement et l’environnement’’ de Rio en 1992, soit une première réponse de la société aux critiques venues de tous bords sur l’évolution de la société, dans ses aspects les plus matérialistes : épuisement des ressources énergétiques, pollutions diverses, déséquilibres nord/sud dans un monde ‘mal développé’ ; ces réponses s’appuient aujourd’hui, de manière plus aigüe pour tous, dans une prise de conscience générale du réchauffement climatique.

La mise en cause radicale du progrès est ainsi devenue, depuis quelques décennies, un lieu commun du discours des élites intellectuelles et des mouvements contestataires. Le camp des ennemis du Progrès est aujourd’hui au moins aussi puissant que celui de ses amis.

‘’Il importe de repenses le progrès. De distinguer, dans l’héritage progressiste, ce qui est mort - la thèse nécessitariste du progrès ‘’automatique’’ - de ce qui est vivant. - la conception mélioriste du progrès comme exigence morale et raison d’agir’’ (Taguieff).

Bibliographie
TAGUIEFF André, Le Sens du progrès :une approche historique et philosophique, Flammarion, Paris, 2004.
FOURASTIE Jean, Les Trente Glorieuses, Fayard, Collection Pluriel, Paris 1979.
ILLICH Ivan, Œuvres complètes, Volume 1, Paris 2004.
TURNER, John, Le logement est votre affaire, Ed. Seuil, 1979.
WRIGHT Ronald, La fin du progrès ?, Éditions Naïve, Paris 2006

Dernière mise à jour : mercredi 20 août 2008.